Sans doute le meilleur groupe du tournoi pour au moins trois raisons : le seul à n’offrir que des affiches inédites en Coupe du Monde sans équipe complètement pourries, probablement le groupe le plus ouvert et enfin celui qui comporte les States. Donc le meilleur groupe de la meilleure coupe du monde de l’histoire pendant au moins quatre ans. Balaise Donald.
États-Unis
La star
Oui Christian Pulisic et Weston McKennie sont des joueurs confirmés et les fers-de-lance de cette Team US. Mais honnêtement, on sait tous très bien qui est la vraie star de cette équipe. Il recevra probablement le titre de meilleur joueur du tournoi, celui de meilleur buteur, de MVP et sera à tous les postes du meilleur XI du tournoi. Je veux bien entendu parler de ce cher Donald et Gianni lui remettra tous ces trophées avec un énorme sourire. Et pis si vous êtes pas contents, il y n’aura pas de tournoi de toute façon !
La tête à claques
Le latéral gauche remplaçant John Tolkin. Franchement, qui peut blairer ces maudits hobbits responsables de plus de la moitié des cas de transmission de mycoses du pied ? Un peu plus et ils se qualifiaient pour la Coupe du Monde. On n’est pas passé loin de voir la Comté se faire étriller par l’Espagne.
Finalement, le sélectionneur Mauricio Pochettino lui en veut aussi puisque le créateur de Bilbon Saquet n’a pas été retenu dans le cadre des 26 joueurs.
La particularité
Une fois n’est pas coutume, les États-Unis feront un petit affront à la tradition pour la coupe du monde à domicile. Ils arboreront un maillot avec des bandes rouges (horizontales), porté avec des shorts bleus, qui ne sera pas sans rappeler celui utilisé lors de la mythique coupe du monde 1994. Ah l’époque des Alexi Lalas et Cobi Jones. C’est bête, car du coup les États-Unis auront presque le même uniforme que le Paraguay qui est dans le même groupe. Copieurs.
Le conseil Guide du routard
Évitez surtout New York, Houston, Miami, Boston, Dallas, San Francisco, Los Angeles, Kansas City, Atlanta, Seattle ou Philadelphie cet été. À ce moment-là aura lieu la Coupe du Monde de football qui déverse son lot de beaufs insupportables d’absolument tous les pays sauf l’Italie et fait invraisemblablement monter les prix d’absolument tout. Pour de l’authentique allez à Las Vegas.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN

L’indice EPSTEIN est formel, les États-Unis iront loin, même très loin. Comme tout bon pays organisateur, ils termineront leur course en demi-finale, un classique. Bénéficiant des fameux coups de pouce du pays organisateur, les States élimineront plusieurs grands noms du football actuel comme le Brésil et l’Espagne. Faire une grosse performance pour les États-Unis est bien trop profitable à la FIFA et aux sponsors pour que les Américains se mettent à enfin suivre ce sport et consomment du foot (pas comme les Qataris où on n’en avait rien à foutre, on voulait juste qu’ils dépensent leur pognon).
Paraguay
La star
Le Paraguay c’est 10 buts encaissés lors des qualifications qui s’étalent tout de même sur 18 matchs. Une statistique en partie due à une défense de fer mais aussi à un petit chat tout mignon. El Gatito Fernandez n’est autre que le gardien et le fils du gardien (El Gato Fernandez) de la première coupe du monde disputée par le Paraguay en 1986. Si tu sais bien faire tes divisions ça fait 0,5 périodique but encaissé par match, c’est très peu. Oui, on peut facilement faire des parallèles avec les éditions précédentes. Le Paraguay s’est toujours appuyé sur une défense solide et un bon gardien, même si ce n’est pas Chilavert et ses coups francs et paraboles parfaites non plus.
La tête à claques
La suite est logique. Qui dit défense qui ne rompt pas dit forcément attaque de plomb. Sinon, le Paraguay serait favori au titre final. On peut donc aisément gifler le compartiment offensif de l’Albirroja. 14 buts marqués en 18 rencontres, ça ne fait que 0,7 but périodique marqué par match, c’est faible pour une équipe qualifiée à une phase finale. Un score moyen de 0,7 périodique à 0,5 périodique, ça promet du spectacle. Mais, cher public, rien à craindre, le Paraguay jouera toutes ses rencontres entre 3 h et 5 h du matin. Yves Martin sera donc la seule personne de Suisse, voire d’Europe, à s’infliger leurs trois performances indigestes durant ce tournoi.
La particularité
En Amérique du Sud on parle partout l’espagnol, sauf au Brésil ! Mais pas du tout en fait ! Si on élimine le Suriname et les deux Guyanes (qui sont en zone CONCACAF), le Paraguay est le seul pays à reconnaître une langue indigène, le guarani, comme langue officielle. D’ailleurs, les joueurs utilisent souvent ce langage pour troubler les adversaires sur le terrain. Je suis sûr que les insultes en guarani ont de la gueule. Et puisqu’ils ne font rien comme tout le monde, il s’agit du seul pays AU MONDE dont le drapeau présente deux faces différentes !
Le conseil Guide du routard
Si tu envisages de passer tes vacances au Paraguay, pays à l’écart des grands flux touristiques, c’est que tu es un routard accompli, félicitations à toi ! Tu n’es pas un de ces moutons. Pour rendre l’expérience encore plus intéressante, rends-toi à Neu Halbstadt, petite bourgade de 5’000 âmes qui se trouve au milieu de la pampa et où vivent des communautés mennonites, des chrétiens qui vivent repliés sur eux-mêmes. N’oublie pas de réviser ton plaudietsch, une variante du bas-allemand et tu seras sans doute accueilli à bras ouverts.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Non ce ne sera pas le paradis, mais juste un petit paragraphe pour dire que le Paraguay parachèvera son parcours en 16e de finale. Après un premier tour qui nécessitera de s’envoyer une boîte entière de paracétamol (3 fois 0-0, oui tu peux passer avec ce nouveau système, c’est un paradoxe), le Paraguay qui n’est tout de même pas une équipe de paraplégiques, parviendra à se qualifier pour le deuxième tour où il finira parachuté et par chuter face à l’Allemagne.
Australie
La star
Il faut avouer qu’on est bien embêté pour nommer une star depuis la retraite internationale de Tim Cahill en 2018. Il était bien pratique car il a fait office de star pour au moins 3 Coupes du Monde (en 2006 on ne savait pas encore qui c’était). Désormais, l’Australie est une équipe d’inconnus notoires qui évoluent au pays ou alors dans des clubs européens de seconde, voire troisième zone (genre Blackburn). Le seul joueur un tant soit peu connu sous nos latitudes reste le gardien Mathew Ryan. Et puis, sinon il leur reste leur attaquant Craig Goodwin, forcément un mec qui te fait gagner un match, un point c’est tout !
La tête à claques
Le gardien remplaçant, comme souvent. Patrick Beach est bien meilleur en foot de plage et avec un nom pareil, j’aurais fait pareil. Si Beach bondit plutôt bien et dégoûte tous les bons tireurs, comme tout bon gardien, il reste un parfait inconnu qui illustre à merveille cette équipe des Socceroos qui parait plutôt faible sur le papier cette année.
La particularité
On cite souvent les États-Unis comme un grand melting-pot réunissant pleins de cultures, et bien franchement l’Australie c’est encore mieux. Entre les joueurs d’origine croate ou italienne, les descendants d’Irakiens ou de réfugiés soudanais, il y a de quoi faire une sacrée équipe du monde. Ah ! Par contre, aucun joueur d’origine aborigène dans la sélection mais ça, ça n’arrivera jamais !
Le conseil Guide du routard
Si vous n’aimez pas quelqu’un en secret, proposez-lui un voyage en Australie. Avec toutes les sales bêtes venimeuses qui y traînent, il y a des chances que votre ennemi secret marche par mégarde sur une araignée à toile-entonnoir endémique de la région de Sydney. Ou alors lors d’un sympathique petit trek dans le bush australien qu’il se fasse mordre par un taïpan du désert. Et si les petites bestioles sur terre ne suffisent pas il reste toujours la baignade et les méduses-boîte capable de tuer un homme en moins d’une heure. Et si cela ne veut toujours pas fonctionner, il reste le cancer de la peau qui touche plus de la moitié des Australiens avant 70 ans.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN

L’Australie terminera sa course à la 19e place, soit une élimination en seizièmes de finale. Bon on ne veut pas spoiler mais ça fait quatre qualifiés dans ce groupe D. Magnifique notre indice a même pris en compte qu’une dizaine d’équipes seront exclues du tournoi ! Formidable !
Turquie
La star
Yildiz que c’est Kenan mais franchement pas sûr que le joueur de la Juve soit plus côté que Arda Güler du Real qui réalise une bonne fin de saison (Arda pas le Real). En même temps, Yildiz signifie étoile en turc, donc c’est bien une star. Une chose est sûre, la Turquie n’a jamais autant eu de joueurs dans des grands clubs européens. Est-ce un signe ?
La tête à claques
Visiblement tous les Turcs (la fameuse tête de Turc). Punition divine pour avoir molesté l’équipe de Suisse lors des qualifications en 2006, la Turquie jouera tous ses matchs à des heures pourries. C’est d’ailleurs une règle qui fonctionne assez bien pour les équipes d’Afrique du Nord aussi. Tenez, si vous êtes Turc d’Allemagne (il y en a quelques-uns) votre équipe préférée jouera à 6h du matin contre l’Australie, enchaînera quelques jours plus tard à 5 h du matin contre les Paraguay et enfin terminera son groupe face aux États-Unis à 4 h du matin. La logique voudrait qu’ils jouent à 3 h du matin leur seizième de finale. C’est à peine mieux si vous êtes Turc de… Turquie puisque vous avancez le tout d’une heure.
La particularité
La moitié des noms de clubs turcs finissent en -spor. Oui c’est rigolo et c’est à mourir de rire de voir les mots d’origine étrangère utilisés en turc (comme par exemple anüs, jandarma ou dinozor). Et vu que le turc est une langue agglutinante on se retrouve avec des supers noms de club comme Antalyaspor, Trabzonspor ou encore Denizlispor. Évidemment ça ne marche pas avec Istanbul, mais il existe un Istanbulspor. Sympa ces noms, mais moi je préfère Lozanspor, Martinispor et Iverdonspor.
Le conseil Guide du routard
C’est connu, en Turquie tout se marchande. C’est même un jeu national. Pour profiter de prix avantageux, on ne peut que vous conseiller de vous laisser pousser votre plus belle moustache. Le Routard en a la preuve, les moustachus obtiennent des prix en moyenne 20% moins élevés que les autres touristes. À vous les boîtes de loukoums à petit prix.
La prédiction selon l’indice EPSTEIN

Avec une élimination en quarts, cette édition ne fera pas exception à la règle des tournois toujours réussis pour l’équipe du Bosphore. Une sixième place obtenue après des matchs rocambolesques, car il faut bien avouer qu’avec la Turquie on s’ennuie rarement. Injustice absolue, les Turcs ont terminé 3e lors de leur dernière et unique participation en coupe du monde de ces 50 dernières années, c’était en 2002. Oui ça fait 24 ans et ils ne font généralement pas le déplacement pour rien. Vous êtes prévenus !

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