Vidéo des 10 ans

Résultats de mai et Pigeons de juin

Notre vainqueur du mois de mai 2017 est un inconnu, il n’a ni nom, ni carrière, ni photo, tout juste des initiales F.H (Footballeur Haïssable ?) Le  jeune homme de 17 ans a pris 37 ans de suspension suite au match de 3ème ligue opposant son équipe Bursins-Rolle-Perroy au FC Saint-Sulpice le 14 mai dernier. Tout cela pour un rien : avoir amené un pistolet sur le terrain pour venir faire guili-guili à l’arbitre.

La vraie question, c’est à quel moment le gars se dit qu’il lui faut un pistolet pour venir au match. Je l’imagine faire son sac: « Alors protège-tibias, c’est bon. Chaussures, chaussettes, OK. Maillot et short pas besoin, le club s’en occupe. Ah mince ! J’ai failli oublier mon air soft ! Mais où avais-je la tête ! ». Le football c’est fini pour lui. Il n’a désormais plus que la possibilité de s’entraîner à fond pendant 37 ans pour revenir jouer chez les vétérans.

Il est le bon exemple de ces imbéciles qui polluent l’existence du 98% des joueurs de foot qui veulent juste pratiquer leur sport favori. Prendre 37 ans aussi bêtement, ça méritait vraiment un beau prix, le plus beau des prix : un Pigeon d’Or. Merci de l’avoir choisi !

Pigeons de Juin 2017

Les fortes chaleurs de juin ont ostensiblement donné de sacrés coups de soleil à certains sportifs romands occasionnant bien entendu leur sélection immédiate pour le concours mensuel des têtes à claques de votre site favori.  Le FC Sion réussit pour la première fois de sa création un doublé en nous fournissant deux asticots si imbus de leur personne qu’ils passeront sans doute leurs vacances à Cavaillon. Ne voulant pas être jaloux de Mike Echenard (sinistre ex-président des Red Ice), le HC Sierre nous offre à son tour son Président, une sorte de vautour déguisé en Judas. Le quatrième invité ce mois-ci n’est autre que le capitaine Haddock hyper-friqué du bout du Lac Léman qui ne cesse de parler de lui à la troisième personne. Risible et affligeant à la fois.

Postez vos votes sans faute d’ici au 6 août et parlez-en autour de vous !

  • Ernesto Bertarelli

    Ernesto Bertarelli


    Ah la Coupe de l’America ! Vous vous souvenez, il y a une dizaine d’années, les discussions avec les collègues :

    – « T’as essayé de regarder toi ? »

    – « Bah oui, c’était tard mais j’ai voulu voir un bout, puisque tout le monde en parle »

    – « Moi aussi. Et tu as trouvé comment ? »

    – « TCHEU C’ETAIT CHIANT ! »

    Ben oui, c’est chiant. Déjà la formule 1 c’est à la limite du regardable, avec 20 pilotes à 300 km/h, alors deux engins (on n’ose même plus appeler ça des bateaux) qui atteignent péniblement 90 km/h, tu vois l’excitation…

    Bon d’accord, ce n’est pas télégénique. Mais toute la Suisse s’est intéressée à ces régates en 2003, 2007 et 2010, sous prétexte qu’Alinghi, le syndicat suisse dirigé par Ernesto Bertarelli, s’y était engagé. Un peu comme nous étions tous des fans de lancer du poids ou de curling à certaines époques…

    Or que reste-t-il de l’édition de 2003, si ce n’est que Bertarelli avait débauché 80% du Team New Zealand vainqueur des deux précédentes éditions, pour les faire concourir sous la bannière d’Alinghi ? C’est donc avec des méthodes dignes des Qataris qu’Ernesto avait amené le trophée en Europe (petit parallèle croustillant : l’équipe de handball qatarie est composée de joueurs originaires du Montenegro, de France ou encore d’Espagne, tous naturalisés en vue du Mondial 2015 disputé à domicile).  Où l’on parle donc bien plus de pognon que de talent.

    Etant donné que le vainqueur a tous les droits (en gros il fixe le règlement du challenge suivant), Bertarelli a ensuite complètement dévoyé l’esprit de la compétition, introduisant par exemple en 2007 une nouvelle règle à effet rétroactif interdisant à tout marin ayant travaillé pendant six mois avec une équipe engagée dans la Coupe de changer d’employeur, avec comme seul objectif d’empêcher le redoutable régatier Russell Coutts de se présenter contre Alinghi. Ce même Russell qui avait barré Alinghi quatre ans plus tôt et donc permis leur victoire historique, avant d’être licencié par ce brave Ernesto. Relis bien cette phrase pour comprendre le degré de saloperie du truc. Bon, on ne va pas pleurer sur Coutts, qui faisait partie des Néo-Zélandais qui avaient trahi leur pays quatre ans auparavant pour une montagne de fric. Où l’on parle donc bien plus de pognon que de morale.

    Le sommet du n’importe quoi aura été atteint en 2010, challenge durant lequel l’essentiel de la compétition s’est passé devant les tribunaux américains. 34 mois de bagarres juridiques, Bertarelli essayant d’instaurer les règles les plus débiles pour défavoriser ses concurrents (par exemple ayant appris grâce à ses espions que le challenger allait probablement arborer un mât de 70 mètres de haut,  ce qui rend l’engin particulièrement difficile à manœuvrer dans un espace restreint, Ernesto a tenté d’imposer à son concurrent d’être capable de rentrer uniquement à la voile dans la «petite» marina réservée à la Coupe, alors que son propre engin en aurait été bien incapable). 30 millions de francs de frais d’avocat, tout cela pour prendre une véritable démerdée sur l’eau, avec un retard historique de 20 minutes à la fin. Où l’on parle donc bien plus de pognon que de sport.

    Alors quand je lis dans Le Matin les déclarations de Bertarelli « Tout le monde, absolument tout le monde, aimerait que je revienne en Coupe de l’America », j’ai comme une grosse envie de les gifler, lui, son égo, sa femme ex-Miss Royaume-Uni (où l’on parle donc bien plus de pognon…), sa fortune, sa mauvaise foi, ses avocats et son complexe de supériorité. N’ayant pas les moyens de le faire physiquement, je vous demande de m’aider à le faire symboliquement, en lui attribuant notre trophée, qui vaut bien toutes les aiguières du monde, le Pigeon du mois. Merci.

    Yves Martin

  • Alain Bonnet

    Alain Bonnet


    Qui dit sport d’élite à Sierre dit une sympathique rencontre de water-polo au Lac de Géronde ou une bonne lugée dans les travées de Vinea. « Et le hockey, tu ne parles même pas de notre club mythique, gros nase de rédacteur de Carton-Rouge.ch ?!! » hurlerait Alain Bonnet, présomptueux président du club local et gros stratège des futures éventuelles fusions hypothétiques et loupées entre clubs de hockey valaisans.

    Si vous ne connaissez pas encore le bonhomme, sachez qu’il ne manque pas de toupet ou de vanité et serait prêt à vendre raccard, Imprezza et autres caisses de Goron pour pouvoir renvoyer son club moribond en Ligue Nationale. Dernier épisode de la saga « HC Sierre Survivor » orchestré par notre pigeon en puissance, l’acte odieux de spoliation de la 12ème licence de Ligue B que Bonnet tenta d’ourdir envers ses soi-disant meilleurs amis du Red Ice, en voulant se constituer club fermier du HC Genève-Servette : « Par politesse, nous avons ouvert les discussions avec le club genevois ». Non mais, par politesse tu diras à McSorley de retourner dans son taudis des Vernets et de revenir quand il aura appris les bonnes manières. Car certes, les déshérités du Forum étaient exsangues mais tentaient une « remontada » comptable courageuse, si ce n’est désespérée. Mais c’était sans compter sur le côté cynique de la tête « pensante » du club ensoleillé : « Il était clair dès le début que rien de concret ne se ferait avec Servette avant d’en savoir plus sur la situation de Martigny. C’est une question de respect : entre clubs valaisans nous devons nous entraider… » Sur ce coup, Alain Bonnet devient franchement risible !

    Le pauvre homme délire sauvagement en parlant d’entraide cantonale car le club sierrois ne s’est absolument jamais tourné vers le HC Martigny pour développer une quelconque collaboration (notamment entre leurs mouvements juniors) ou plus récemment, vers le HC Sion pour finaliser une fusion logique dans le centre du Valais et déclencher la construction d’une patinoire digne de ce nom.

    Il serait donc plus judicieux que Monsieur Bonnet utilise son énergie pour faire renaître sportivement son club en mort clinique depuis des années (grotesque 5ème place du groupe 3 de 1ère Ligue cette saison !) au lieu de se comporter comme le coucou du hockey valaisan qui préfère construire son nid dans celui de l’autre en faisant tout et n’importe quoi pour repartir avec la cocotte. En parlant d’oiseau de passage, un pigeon lui irait à merveille pour récompenser sa contribution à l’enterrement du hockey dans le seul Valais qui compte, celui du Bas.


    Paul Carruzzo

  • Geoffrey Bia

    Geoffrey Bia


    Les joueurs belges n’ont jamais eu la frite au FC Sion. Eh oui, un gag vraiment con et pas fute-fute, à l’image de Geoffrey Bia qui laissera, tout comme Emile Mpenza, un arrière-goût de mayonnaise saumâtre auprès des supporters de Tourbillon.

    Depuis que l’ex-joueur du Standard de Liège est arrivé à Sion, il n’a strictement rien apporté, à part éventuellement une pile de factures SUVA et des ronchonnées quasi permanentes sur le banc des remplaçants. Et ce grand prétentieux poussa régulièrement sa stupidité jusqu’à à venir faire le Calimero incompris devant les médias : « Le fait de n’avoir jamais joué à ma place dans le couloir gauche est le plus grand frein à mon épanouissement depuis que je suis en Valais. »

    Aussi utile qu’un tire-bouchon pour repasser une chemise, Bia sortit finalement de l’ombre en fin de saison en réussissant un exploit envié par beaucoup (Stielike sort de ce corps !) : choper Christian Constantin un brin provocateur par le collet après une énième contre-performance contre les terrifiants brodeurs saint-gallois. Une altercation qui aura au moins eu le mérite de confirmer que le Congolo-Belge possède un semblant d’énergie dans ses tripes molles, mais peut-être et surtout, un irrespect profond pour le philanthrope qui paie gracieusement ses fins de mois.

    Imbu de lui-même qu’il ferait de l’ombre à Alain Delon, Geoffrey le-pas-terrible a une opinion de ses capacités footballistiques inversement proportionnelle à son rendement dans notre exceptionnelle Super League. En effet, après son premier tour minable, le milieu (in)offensif belge claironnait : « Vous n’avez pas encore vu le vrai Bia ». Il avait raison le bougre, après son second tour, on peut désormais se faire une image définitive de ce personnage consternant : égoïste, indiscipliné, agitateur, voire pire : un permanent critique des choix de son entraîneur plus intéressé par le contenu de son porte-monnaie que par celui de ses statistiques de footballeur : « Le FC Sion ne respecte pas ses engagements vis-à-vis de moi. Ils sont écrits noir sur blanc dans mon contrat. Si CC désire continuer devant les juges, nous irons. »

    Après avoir lu ça, vous imaginerez aisément la frousse que Christian doit avoir d’aller faire sa petite visite annuelle au Tribunal de District pour éventuellement régler des chouïas d’impayés à ce surfait de Bia… A défaut de traiter Constantin comme sa future poule aux œufs d’or, le furtif ex-pensionnaire du FC Sion devra se contenter d’un Pigeon du même métal en souvenir de son passage à vite oublier dans le pas si plat pays.

    Paul Carruzzo

  • Reto Ziegler

    Reto Ziegler


    Elle est loin cette saison 2004-2005 où le jeune Reto, tout juste 18 ans, était couronné meilleur jeune de l’équipe des Tottenham Hotspurs. Bon, à l’époque, l’équipe de White Hart Lane c’était autre chose : Kanouté, Atouba, Pamarot…

    Quoiqu’il en soit, notre Reto national était promis à un bien bel avenir après sa première saison à l’étranger. Même s’il est loin d’avoir fait une « Julian Esteban » (plus de 150 matchs en Serie A, une soixantaine avec Fenerbahce, une trentaine de sélections avec la Nati, …), on peut quand même se dire que l’ancien Servettien n’a pas totalement réussi sa carrière.

    Mais des potentiels gâchés n’ont jamais suffi à la nomination aux pigeons. Sinon, on ne saurait plus où donner de la tête et de la plume… Nous, on veut surtout punir le défenseur du FC Sion pour son insupportable propension à se mettre en avant sur les réseaux sociaux et à se permettre des sorties médiatiques à la Zlatan « Je mérite l’intérêt que je suscite auprès du Celtic de Glasgow et du Betis Seville ». Il est vrai que sa saison fût flamboyante à tout point de vue dans l’arrière-garde valaisanne (emoji qui rigole). De plus, les supporters sédunois apprécieront d’entendre ces auto-flagorneries de la bouche du premier capitaine à perdre une finale de coupe…

    Certainement plus concentré à remplir son compte Instagram qu’à tenir sa défense, Reto nous a gratifié (entre autre) d’une belle mise en scène pour sa demande en mariage largement reprise par Lematin.ch qui n’en demandait pas tant. On aurait presque aimé voir les 13 prises du photographe et les « Non, Reto, plie plutôt la jambe droite avec le bouquet dans la gauche ».

    Reto, on te souhaite donc de susciter autant d’intérêt parmi nos lecteurs que du côté de Glasgow et de Séville et avec un peu de chance notre pigeon pourra faire l’objet d’un nouveau selfie sur ton compte Instagram.

    Marc Chevalley


Qui est le Pigeon de juin ?
  • 48.16% - ( 118 votes )
  • 31.02% - ( 76 votes )
  • 10.2% - ( 25 votes )
  • 10.61% - ( 26 votes )
Footballeur valaisan vieillissant, marathonien quand il le faut, et supporter des deux meilleurs clubs sportifs de la planète : le FC Sion et les Red Ice. Cancre en français a l’école, tente de méchamment prendre sa revanche sur CartonRouge.ch. Adore le Fendant de Chamoson, les Alpes Valaisannes, et Steve Berclaz

Mots-clefs : , ,

Commentaires (3)

  • Avatar

    David

    |

    Hop, un petit vote pour ce petit monsieur qu’est Reto Ziegler.
    C’est sûr qu’avant la finale il est facile de faire des déclarations ou des photomontages à la con (n’est-ce pas captain Ziegler) mais sur le terrain il n’a pas eu les couilles (et le charisme?) pour faire réagir son équipe (et le publique merdique ce jour-là).
    Et maintenant quel cirque pour sa prolongation (ou non).

    Reply

  • Avatar

    Roland

    |

    Ca ne sent pas le commentaire du Martignerain de base. Pour un club moribond, le HC Sierre s’en sort bien avec une 5ème après promotion. Et c’est vrai que la moyenne de spectateurs est assez mauvaise à Sierre… près de 1’100 personnes par match en 1ère ligue. Combien pour Red Ice en LNB ?

    Reply

  • Avatar

    Paul Carruzzo

    |

    @Roland,
    Merci pour ton commentaire et ton vote pour Mr. Bonnet. Je comprends que tu ne veuilles pas que ton club favori passe dans les pattes du HC Genève-Servette. Vous ne voudriez tout de même pas jouer en grenat !!
    Pour les moyennes du Red Ice, puisque tu le demandes si gentiment, ~1,400 dans les tours préliminaires, et 2,500 en play-offs en 2016-2017.
    On peut continuer la guerre de clocher dans le Bas-Valais et regarder le train de la Ligue A ou B passer….au lieu de s’unir, bâtir une patinoire et boire des Blondes 25 tous ensemble en rigolant de la flânée mise au LHC …..Grandir ensemble ??

    Reply

Laisser un commentaire

Commentaires FB